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Le Noël de petit Paul, par Joseph Guédon

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Il était une fois un petit garçon qui portait le joli prénom de Paul. Ses parents l'appelaient familièrement petit Paul. Le jeune homme vivait avec eux dans une roulotte. La famille était pauvre. Les maigres revenus provenaient de la vente de paniers d'osier confectionnés par le papa. La maman allait de ferme en ferme et de maison en maison proposant le fruit de leur travail. La marchande de paniers était toujours bien accueillie. Si elle ne vendait rien, elle repartait toujours avec un petit quelque chose : un peu de beurre, du pain, des fruits et le sourire de la donatrice. La famille était très estimée dans ce coin de Vendée.

En ce jour de Noël, la roulotte fait une pause. Elle stationne dans une clairière appelée le creux rouge. L'endroit est calme, à la lisière d'un petit bois. Il a neigé dans la nuit. Une mince couche de poudreuse tapisse le sol gelé.


 

Un gros chien noir attaché au pied d'un arbre, se régale dans sa gamelle. Au fond de la clairière, un cheval gris, en liberté, broute paisiblement dans une botte de foin donnée généreusement par un paysan voisin.

De la toiture de la roulotte surmontée d'un tuyau noir, coiffé d'un cône, s'échappe une fumée bleuâtre. Sans aucun doute, la maman prépare le repas. Il sera maigre comme à l'accoutumée. Au centre de l'espace, trône un gros chaudron, placé sur trois énormes cailloux. L'eau bout dans la marmite.

Petit Paul pauvrement vêtu, fait de son mieux pour activer le feu. Le jeune garçon a de la peine à se déplacer. Il boîte fortement ce qui le gêne beaucoup. Courageux, vaillant, il ne se plaint jamais. Aujourd'hui, il aide son papa à la confection d'un panier. Il fait le tri des brins d'osier, les classant par grosseur. Ensuite par trois ou quatre, il plonge les tiges dans l'eau chaude, puis les sort au moment opportun et les épluche, en faisant bien attention de ne pas se brûler les mains.

Soudain, il se produit une très forte bourrasque de vent. La roulotte est secouée. La maman prend peur. Elle se précipite à l'extérieur en toute hâte. Le feu qui alimentait le chaudron s'éteint.

A ce moment précis, une fée vêtue d'une longue robe bleue apparaît. Chaussée de pantoufles de vair, la tête coiffée d'un diadème, une baguette magique dans la main droite, elle avance à pas lents, la démarche assurée.

Médor se met à japper joyeusement et le cheval cesse de brouter. A présent, la belle dame est à côté de petit Paul. Plaçant sa baguette magique sur le chaudron, le feu se met de nouveau à ronronner. La fée appose ensuite sa baguette magique sur l'épaule droite de petit Paul. La fée prononce des paroles inaudibles. Le petit garçon ressent comme une chaleur qui lui passe par tout le corps. Il se trouve subitement habillé d'un joli pull à col roulé, et les jambes bien au chaud dans un pantalon à la mode. C'est une grande surprise pour la petite famille.

La fée s'éloigne. En partant, elle ouvre le fermoir de son petit sac à main, en sort trois pièces d'or qui tombent et scintillent dans la neige. Petit Paul pleure de joie. Il s'aperçoit qu'il ne boîte plus. Il court pour remercier la fée, mais la fée à subitement disparu...

 

 

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